Poète & Peintre / Khalil Gibran جبران خليل جبران

Poète libanais d’expression arabe et anglaise, artiste peintre, Khalil Gibran passa la majeure partie de sa vie aux États-Unis. Ses nombreux écrits chantent les valeurs humaines que sont l’entente, la bienveillance, la fraternité, l’amour, la paix, la spiritualité d’ouverture à toute la diversité humaine de pensée et de foi. Son œuvre poétique majeure « Le prophète » saura vous faire vibrer jusqu’au plus profond de votre âme et s’il fait parti de vos livres de chevet, vous donnera de l’énergie pour démarrer votre journée et vous aidera le soir à vous apaiser et trouver votre paix intérieure.

La terre est ma patrie et l’humanité, ma famille.

Khalil Gibran

The Prophet / Le Prophète

Dans Le Prophète (1923), Khalil Gibran exprime en langage poétique, accompagné de ses peintures, sa philosophie de l’éthique avec beauté, profondeur et simplicité.

Le Prophète pourrait se définir comme une synthèse percutante de tous les enseignements mystiques et religieux du monde, ou plutôt de leur essence première : la recherche de la compréhension de l’humain et de l’univers (ou « Dieu »). Ce véritable recueil de sagesse touche l’Humain dans ce qu’il est de plus essentiel, hors de tout carcan culturel ou dogmatique. Le mot « Dieu » peut se remplacer aisément tout au long du livre par « Allah », « Krishna », « Yahvé » ou « La Vie ». Cela n’enlève rien à la justesse et à la puissance du message transmis. N’est-ce pas là la marque de tout grand texte spirituel : s’affranchir de toute sphère spatio-temporelle limitante ? Les lecteurs de tout pays et toute époque peuvent alors y puiser réconfort, sagesse et enseignement à propos des grands thèmes universels de l’existence. Le Prophète invite avec bienveillance le lecteur à remettre ses croyances en question et à évoluer vers cette vérité plus profonde. Source https://www.soleavillage.com/le-prophete-khalil-gibran/

« Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont fils et filles du désir de vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous, et bien qu’ils soient avec vous, ce n’est pas à vous qu’ils appartiennent. Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez loger leurs corps mais non leurs âmes, car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n’essayez pas qu’ils vous ressemble. Car la vie ne retourne pas en arrière ni s’attarde à hier. Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes. L’archer voit la cible sur le chemin de l’infini, et il vous courbe avec toute sa force pour ses flèches aillent vite et loin. Que cette courbure, dans les mains de l’archer, tende à la joie; car comme il aime la flèche qui vole, il aime aussi l’arc qui est stable. »

Le prophète (Extrait)

Le livre a été adapté en film d’animation réalisé par Roger Allers et produit par Salma Hayek, qui prête également sa voix à Kamila.

Sur l’île imaginaire d’Orphalese, une fillette espiègle de 8 ans, Almitra, fait la connaissance de Mustafa, prisonnier politique assigné à résidence. Une amitié improbable naît de cette rencontre inattendue. Mais le jour de leur rencontre, le gouvernement apprend à Mustafa qu’il est enfin libéré : les soldats le conduisent aussitôt à un bateau qui doit le ramener dans son pays.

En chemin, Mustafa fait part de sa conception de l’existence et de ses poèmes à la population d’Orphalese, tandis qu’Almitra le suit en secret. À chaque étape du parcours, elle imagine de somptueux paysages illustrant ses propos. Cependant, lorsque la fillette comprend que le gouvernement réserve un sort funeste à Mustafa, elle décide de tout tenter pour lui venir en aide.



Quelques citations

Vous parlez quand vous cessez d’être en paix avec vos pensées.

Si vous aimez une personne, laissez-la partir, car si elle revient elle a toujours été à vous. Sinon, elle ne l’a jamais été.

La tristesse est un mur élevé entre deux jardins.

Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son coeur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu’on appelle l’amour.

Ecoutez la femme quand elle vous regarde non quand elle vous parle.

Ce qui détermine votre existence  n’est pas tant ce que la vie vous apporte mais l’attitude que vous avez vis à vis d’elle ; ce n’est pas tant ce qui vous arrive que le regard que votre esprit pose sur ce qui vous arrive.

La pensée est un oiseau d’espace qui dans la cage des mots peut déployer ses ailes, mais non s’envoler

Bio

Gibran Khalil Gibran est né le à Bcharré (بْشَرِّيْ) au Liban, sous la domination ottomane, dans la moutassarifat du Mont-Liban. Son père est emprisonné de 1891 à 1894, accusé de détournements de fonds. Les autorités confisquent tous les biens de la famille qui se retrouve alors très appauvrie. Malgré la libération de son mari, la mère de Khalil Gibran, fuyant la ruine financière et la violence sectaire, décide en 1895, de rejoindre son frère vivant aux États-Unis, amenant avec elle ses quatre enfants à Boston. Khalil Gibran rentre à l’école le 30 septembre 1895. Il est placé dans une classe destinée aux migrants et suit en parallèle des cours dans une école d’art et d’artisanat à Denison House, une maison de règlement pour les pauvres.

Il n’avait alors que 12 ans et son talent artistique a été découvert et nourri pour la première fois par des artistes d’avant-garde de cette ville.

En 1898, certains de ses dessins sont publiés sur des couvertures d’ouvrages. Cette même année, il repart pour quatre ans au Liban afin étudier à l’Institut d’enseignement supérieur de Beyrouth, tenu par les maronites.

En 1904, il fait la connaissance de Mary Haskell, amie intime qui tient une place importante dans sa vie.

J’espère que le jour viendra où je pourrai dire : « Je suis devenu un artiste grâce à Mary Haskell. » Kahlil Gibran

Son premier livre, intitulé « La Musique », paraît en 1905. En 1910, au retour de son séjour de deux ans à Paris, aux côtés du peintre Youssef Howayeck, il s’installe à New York. À partir de 1918, il écrit essentiellement en anglais et connaît en 1923 un immense succès avec son livre « Le Prophète », qui réunit la communauté de la contre-culture et les mouvements New Age dans les années 1960.

Il meurt à l’âge de 48 ans d’une double maladie le 10 avril 1931 à New York. Ces cendres, peintures et livres reposent dans un ancien monastère libanais proche de son village natal.

Musée Gibran/ Dernière demeure de Khalil Gibran / Photo Emily O’Dell

Gibran le peintre

440 peintures et dessins originaux sont exposés au musée Gibran, ancien monastère dans la localité de Bécharré au Liban Nord, village natal de Khalil Gibran.

Essentiellement constituée de tableaux dépeignant la nature, les formes humaines dans leur nudité, de portraits aux contours bien tracés, l’œuvre picturale de Gibran dévoile son talent de peintre et sa quête de l’absolu. Il nous invite à transcender le matérialisme rampant, à nous purifier aspirant vers l’infini. La pureté de l’homme, son élévation de la nature purifiée vers les sphères éthérées et la vision de l’absolu, sont incarnées dans ces figures flottant dans l’air, libérées des liens matériels.

En observant ses peintures de femmes nues, de danseuses et de centaures, Emily O’Dell (contributrice au blog Huffpost) a repéré quelques portraits de femmes qui avaient marqué sa vie, comme sa mécène et confidente Mary Haskell, et sa mère, décédée de la tuberculose, tout comme deux d’entre elles. enfants, dans les bidonvilles du South End de Boston.


Un homme d’une grande culture

Sur les étagères poussiéreuses du musée Gibran, figurent Tchekhov, Shakespeare, Whitman, Goethe, Balzac, Rousseau, Hugo et Poe – ainsi que Le Royaume du bonheur et la vie en liberté de Krishnamurti, et La personnalité humaine et sa survie à la mort corporelle de Frédéric William Henri Myers.

Le cercle social de Gibran était composé des meilleurs artistes et penseurs de l’époque — W.B. Yeats, Carl Jung, Gertrude Stein, Abdu’l-Baha, Auguste Rodin, Sarah Bernhardt et Ruth St. Denis.

« Le besoin d’une éthique de vie simple et tolérante, ouverte sur l’intérieur de soi et sur le monde d’autrui, accueillant la magie de l’existence, les joies et tristesses du temps qui passe, rappelant les grands principes éternels d’un comportement juste et sage, la nécessité d’une telle morale de bon sens et hors institutions, a perduré jusqu’à aujourd’hui. » Marc de Smedt, avant propos biographie sur Gibran par Jean-Pierre Dahdah

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