Le blues des blouses / Urgence !

Pardon, mais là, je sors de mes gonds. J’en ai marre plus que marre de ce gouvernement, fan d’économie ultra libérale, casseur de bien public, de liens sociaux. Plus que jamais, je demande de l’aide, des moyens, des formations urgentes de nouveaux personnels pour l’hôpital public, pour ces hommes et femmes dévouées auquel je cris mon amour. Qui est cet homme à la tête de notre pays, est-il encore humain, a-t’il encore des tripes, la moindre compassion! Depuis la première vague, il avait le temps d’organiser le pays, de donner des moyens. Cela n’a pas été fait. Cela s’appelle en droit « Non assistance à personnes en danger ». Je cris contre la pensée unique des médias qui ne « voient » pas le problème autrement que par le masque et le confinement, qui « n’écoutent » pas les solutions proposées par d’éminents spécialistes, épidémiologistes, généticien(ne)s, médecins, chercheurs, ancien ministres. Y a t’il un conflit d’intérêt majeur, je pose clairement la question au pouvoir en place, à l’OMC, aux médias privés? Alan

Le personnel n’accable ni sa direction ni les patients mais demande au gouvernement davantage de moyens humains pour « bien soigner ».

« Les soignants ne nous demandent pas d’augmenter le nombre de lits de réanimation, ne serait-ce que parce qu’ils savent bien que former un médecin réanimateur ou une infirmière spécialisée ne peut se faire en six mois » / Jean Castex, jeudi 12 novembre lors de son point d’étape sur l’efficacité du confinement

« Cette réflexion du Premier ministre est d’un cynisme absolu, et ça nous choque profondément. Ça fait des années que les soignants militent autour de trois thèmes : rouvrir des lits, créer des postes compatibles avec les conditions de travail et revaloriser les salaires » Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) et infirmier à l’AP-HP.

Des couloirs bondés, des brancards entassés, des patients parfois violents qui doivent être ceinturés. Mais un personnel hospitalier debout, toujours mobilisé. A Rennes, le personnel des urgences du CHU Pontchaillou vient de publier une vidéo montrant ses conditions de travail. Tournées par les soignants ces quinze derniers jours, les images prennent un écho particulier sur les paroles du chanteur HK, qui avait rendu hommage aux soignants avec son morceau « Pour les autres » pendant la première vague du Covid-19 en France.

https://youtu.be/5a-_CvGQnSA
https://youtu.be/VmWSK7KPvtM

« La question des lits de réanimation est une question ancienne. Depuis des années, nous les urgentistes nous expliquons que nous n’avons pas assez de lits de tous les étés, tous les hivers, tous les week-ends, c’est-à-dire quasiment toute la totalité de l’année. » Christophe Prudhomme, médecin urgentiste au Samu 93

https://youtu.be/8TGDxwlu1L0

6 commentaires

  1. Coucou Alan,
    👍je te soutiens à 100% dans ton coup de colère.
    Pendant que les groupes pharmaceutiques et un cortège de scientifique influencent Macron, c’est le petit personnel soignant qui trinque.
    Sur le front du virus avec des moyens dérisoires les soignants se heurtent à bien des difficultés pour pouvoir techniquement soigner correctement les patients.
    Face à une population constamment en hausse et dont l’espérance de vie augmente, l’hôpital public est pourtant depuis de nombreuses années contraint de fermer des services, de supprimer des lits, et faute de budget suffisant peine à s’équiper convenablement. Le corona n’arrange évidemment pas la problématique.
    Comme tu le dis, depuis le premier confinement bien des choses concrètes auraient pus et aurait dus se mettre en place, mais le gouvernement ne semble pas avoir bouger une oreille pendant des mois, alors que les chinois sortent un hosto flambant neuf en dix jours.
    Je souhaite bien du courage aux soignants dans cette période pénible et anxiogène.
    Merci Alan pour ce post bien fondé et très pertinent
    Bonne soirée
    Ben

  2. Coucou Alan,
    Je suis comme toi tout cela me met en colère, ce qui est encore plus grave c’est comment veux tu que ces métiers attirent encore…? on risque d’avoir ce gros problème derrière aussi, il faut y penser à cela…Ces multiples crises sociales ou sanitaires jettent une lumière déprimante sur certains métiers, nos jeunes n’auront pas envie d’y aller, faut pas rêver.
    À ce sujet, j’ai autour de moi 3 connaissances qui sont d’anciennes infirmières et qui quittent ces métiers pour embrasser de nouvelles destinées, elles sont écœurées…
    C’est déjà un diplôme qui n’est pas facile à obtenir, qu’on en te donne pas comme certains, qui demande beaucoup d’investissement personnel et psychologique et qui aujourd’hui souffre d’un manque de moyen cruel.
    Je suis arrivée en France en 1979, j’avais 6 ans. Et depuis tout ce temps je vois tous les hivers, tous les étés des blouses blanches défilées dans la rue pour demander des moyens.
    Nous avons un système de santé que soit disant « le monde entier nous envie » et qui vraisemblablement ne fonctionne pas ! Il y a de l’argent qui se perd dans les tuyaux ou qui une fois de plus est mal employé…
    J’adresse tout mon soutien à tous les personnels de santé, qui je le sais font ce qu’ils peuvent pour lutter contre cette crise sanitaire.
    Belle journée Alan et merci pour ton article , comme d’habitude remarquable !
    Corinne

    1. Merci Corinne. Il faut à la fois une décision collégiale, professionnels de terrain et citoyenne pour les moyens et également pour le contrôle des dépenses et aussi des actes prescrits. Il y a certains qui vont chez le médecin comme on va chez l’épicier et des praticiens qui abusent de la sécu en prescrivant des médicaments qui pourraient être évités par des pratiques medicales disons…concurentielles 😉

      1. Je suis entièrement d’accord avec toi, il y a des personnes qui vont chez le médecin comme on va chez son boulanger.
        Perso par an je vais une fois chez le médecin, je ne prends aucun médoc à part le Médoc de chez moi 😉
        L’année dernière c’était pour un zona…bon j’ai fait comme dans les tontons flingueurs je me suis déplacée LOL
        J’ai une connaissance qui me sort l’autre jour  » je me fais tester toutes les semaines ,je l’ai regardé , je lui ai demandé s’il n’était pas fou?
        Il m’a répondu « c’est gratuit »…c’est ce qui tue notre pays, le manque de réflexion et de civisme.
        J’entends aussi le fameux « c’est gratuit » avec le transport des marchandises, résultat le métier de routier est totalement dévalorisé, ce qui est gratuit n’a pas de valeur, leur travail n’a pas de valeur …mais bon sang, rien n’est gratuit ,RIEN !!!! tu réalises le mépris de classe pour toutes ces personnes qui livrent à vélo pour des Uber et autres vanités que je n’utilisent pas non plus. Leurs tours de pédale ne valent rien…on marche sur la tête
        Il y a trop à faire pour remonter tout cela ,déjà il faut que les utilisateurs de tout ce magnifique système de santé se raisonnent un peu…mais là ce n’est pas gagné.
        Ce qui me fait dire que les systèmes anglo- saxons sont parfois plus pragmatiques, je te donne un seul petit exemple, lors de notre voyage en Nouvelle-Zélande une de nos filles a eu une grosse angine, docteur puis pharmacie, le pharmacien nous a donné exactement le nombre de médicaments nécessaires pas un de plus…pas de gaspillage, c’est un détail mais ça fait réfléchir.
        Belle journée Alan
        Et vive Pigraï Flair !!

      2. Je ne suis pas pour le système anglo-saxon ou pire américain. Un exemple: un artisan américain (histoire vraie) se coupe deux doigts accidentellement avec une scie électrique. Il va voir le chirurgien avec ses 2 doigts dans la glace. Le mec lui dit pour celui là c’est 12000 $ et pour l’index c’est 14000 $. Le gars réponds: vu mes moyens je ne peux en réparer qu’un seul donc ce sera celui ou je peux mettre mon alliance. Voilà le système pitoyable qu’on veut progressivement nous amener à la place. Moi je propose 2 visites par an d’1’heure, véritable consultation et bien payée dans la medecine de son choix et les médicaments remboursés jusqu’à un forfait max sauf maladie grave.Il faut revoir l’agence du médicament, la mettre sous contrôle citoyen et professionnels de terrain. Refabriquer des médicaments génériques en france et développer les medecines alternatives.

      3. Le système américain est terrifiant c’est sûr, mais il y a un juste milieu à trouver , et comme toi je pense qu’il faut qu’on apprenne à se calmer sur les consultations, les médicaments doivent être fabriqués chez nous ça aussi d’accord ( pas en Inde ou en Chine…)
        Il y a tellement à faire et je veux croire qu’il est encore temps
        bonne journée Alan

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