Scorpion / Bernard Lavilliers

En réponse à ce nouveau confinement, je vous partage ce titre auquel j’ai pensé spontanément. Je pousse un coup de gueule sur la passivité et la complicité des médias, sur le « moutonnage » général de la population. Il est grand temps, voire urgent, de rentrer en résistance avant que nos libertés chutent définitivement. Les chiffres et les données scientifiques sont manipulé(e)s pour mieux masquer la casse de l’hôpital public qui a été orchestrée par trois présidents successifs qui ont cédé à l’ordre « libéral » et l’incompétence des technocrates statisticiens et oligarques. Merci à Bernard Lavilliers pour son engagement moral. Alan

https://youtu.be/4PCqR4Dw14I

Paroles de la chanson Scorpion par Bernard Lavilliers officiel

Comme le scorpion, mon frère,
Tu es, tu es comme le scorpion
Dans une nuit d’épouvante

Comme le moineau, mon frère,
Tu es comme le moineau dans ses menues inquiétudes,
Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule,
Enfermé et tranquille

Tu es terrible, mon frère,
Comme la bouche d’un volcan éteint,
Et tu n’es pas un hélas,
Tu n’es pas cinq,
Tu es des millions,
Tu es comme le mouton, mon frère

Quand le bourreau habillé de ta peau,
Quand le bourreau lève son bâton,
Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau

Et tu vas a l’abattoir
En courant presque fier
Tu es la plus drôle des créatures en somme,
Plus drôle que le poisson qui vit dans la mer
Sans savoir la mer
Sans savoir la mer

Et s’il y a tant de misère sur Terre,
C’est grâce à toi, mon frère,
Si nous somme tiraillés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu’au sang

Tu es terrible, mon frère,
Comme la bouche d’un volcan éteint,
Et tu n’es pas un hélas,
Tu n’es pas cinq,
Tu es des millions,
Tu es comme le mouton, mon frère

Tu es comme le scorpion, mon frère,
Tu es, tu es comme le scorpion
Dans une nuit d’épouvante

Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute?
Oh non!
Non, mais tu y es pour beaucoup, mon frère

Et s’il y a tant de misère sur Terre,
C’est grâce à toi, mon frère,
Si nous somme tiraillés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu’au sang

Tu es terrible, mon frère,
Comme la bouche d’un volcan éteint,
Et tu n’es pas un hélas,
Tu n’es pas cinq,
Tu es des millions,
Mon frère
Mon frère
Mon frère Album : Scorpion

11 commentaires

  1. J’adore cet artiste, il est très bon notre Bernard Lavilliers.
    Je suis arrivée en France en 1979, j’avais 6 ans, il me semble que déjà à cette époque les blouses blanches étaient dans les rues manifestant pour réclamer des moyens…
    Ce re-confinement est une catastrophe mais la privation de liberté en est une encore plus grande.
    Mon père (67 ans) a totalement sombré dans une profonde dépression, il est en clinique psy, il fait partie de toutes ses personnes fragiles que le covid et la vie qu’on nous impose font plonger.
    Bonne journée Alan

    1. Bonjour Paquerite (je ne connais pas votre prénom) . Je comprends votre père car sans le connaître il fait parti de ces générations qui se sont battues pour nos libertés et notre mieux être. J’ai eu aussi un gros coup de grisou il y a deux semaines. Cela ne m’était jamais arrivé à ce point. Je suis en arrêt de travail pour me protéger et éviter de descendre. Je vais déjà mieux et je repense à mon père, à son courage qu’il m’a transmis. Je n’ai pas peur et je vais m’engager, notamment sur le blog. Il faut résister par tous les moyens pacifiques. Bonne journée à vous.

      1. Re-bonjour Alan,
        je suis Corinne,
        merci pour votre retour et votre sincérité, cela me touche beaucoup.
        Je vous souhaite aussi de prendre grand soin de vous !!
        J’espère que vous vivez dans un endroit agréable, pensez à vous, dorlotez vous, profitez de ce temps pour lire, écouter de la musique, cultiver le beau.
        Oui vous avez raison, il faut rester fort et très vigilant, car demain toutes ces restrictions de liberté peuvent permettre à un futur gouvernement d’installer un régime plus dur encore…c’est ce qui m’inquiète beaucoup.
        Nous avons raison de penser à nos anciens, j’ai dans ma cuisine la photo de mon arrière grand-père, un homme très courageux que j’admire.
        Sur cette photo, il est assis sur un fauteuil roulant, c’était un valeureux poilu qui avait fini par perdre ses jambes avec le temps. Quand je croise son regard, il me donne de la force.
        Cette photo était chez mon père il me l’a donné, j’y tiens énormément.
        Bonne journée Alan

      2. Corinne

        Dans les moments difficiles, ce qui est important c’est ce lien invisible, indestructible, comme celui qui vous relie à votre Grand-père. Ces gens sont morts mais leur esprit est vivant. Notre force sera la reliance, la solidarité, quelle soit dans l’aide aux plus pauvres ou dans la defense de la culture, de la démocratie ou simplement dans ces mots que nous échangeons entre nous et qui nous tiennent debout. Nous confiner ne nous muselera pas. Pas en Bretagne en tout cas, terre de résistance depuis toujours. Je leur conseille de s’en rappeler;)

  2. J’adore le portrait. Le regard… Il ne laisse pas tomber et se battra toujours ! Bon courage à toi et merci d’avoir partagé un de ces merveilleux titre du grand Bernard Lavilliers, paroles et musique. Le souvenir d’un concert mémorable à Blois me fait encore vibrer actuellement !

    1. C’est un homme qui n’as pas renié ses origines et qui s’est toujours renouvelé artistiquement. Le portrait est très beau et son regard colle bien avec notre ressenti. Je le suis depuis longtemps et j’ai eu la chance de le rencontrer en backstage avec son equipe. C’est quelqu’un de très humain mais faut oas venir le chercher…;)

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