Georges Orwell / La ferme des animaux

Pigraï aime les histoires de cochons ;). Animal Farm, écrit en 1945 est une histoire de petits cochons qui aborde la manipulation par le langage de personnages avides de pouvoir. Même si Orwell fait référence à Staline, ce livre reste plein d’enseignements pour le monde actuel ou la manipulation médiatique via des pseudos journalistes et de faux politiques bat son plein. Alan

PS : Vous trouverez en bas de l’article la version audio complète

La ferme des animaux décrit de manière subtile les comportements humains et les rouages politiques au travers de ses animaux. Une utopie peut se transformer en dystopie. Une idéologie peut être modifiée en manipulant les individus en altérant les propos, en changeant les contextes et en utilisant la peur. L’auteur montre comment un révolutionnaire peut se transformer en tyran par l’attirance du pouvoir.

Dans ce livre les animaux représentent les révolutionnaires bolchéviques et Mr Jones, le fermier, représente le capitalisme, incapable de faire tourner sa ferme. Les cochons et tout spécialement leur leader, Napoléon, se font corrompre par le pouvoir.  Napoléon va d’ailleurs se proclamer « Père de tous les animaux » et va exécuter ses ennemis politiques. Les différences entre les classes et les espèces va très vite apparaître dans cette communauté basée sur des principes d’égalité.

https://youtu.be/0oxi_IRNNwY

Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d’autres

Léon Trotsky

Un personnage intéressant de cet histoire est le cochon SnowBall (Leon Trotsky), qui lui croit en l’utopie et essaie d’améliorer la ferme et la vie des animaux. Il va vite se faire éliminer par Napoléon et ses chiens (KGB) lors d’un débat.


George Orwell utilise le cochon Squealer pour montrer comment les politiciens usent du langage pour transformer les propos et les tourner à leur avantage. Il est le porte parole de Napoléon et va utiliser son intelligence et sa maîtrise des mots pour justifier tous les abus de Napoléon. Il va compliquer et semer la confusion dans les débats pour convaincre les animaux que leur vie s’est en effet améliorée depuis la révolution. Il va aussi créer un souffre douleur en la personne de SnowBall et l’utiliser pour toutes les choses qui ne vont pas dans la ferme. Les animaux qui avaient de l’estime pour SnowBall vont peu à peu se faire convaincre qu’il a en fait toujours agit (et agit toujours) contre l’intérêt de la ferme.

1 commentaire

  1. Merci Alan pour le partage de cette triste fable qui met très bien en lumière le jeu vicieux du pouvoir.
    Orwell était bien visionnaire, l’histoire se passe malheureusement souvent ainsi, on chasse un tyran pour finalement accepter la soumission à d’autres.
    Sans garde-fou efficace, le totalitarisme et les excès sont rapidement de retour, il faut donc être très vigilant avec ceux qui veulent imposer leur vision, notamment par la peur, le mensonge, et la corruption.
    J’espère que cette histoire pourra faire réfléchir quelques bipèdes quant à la malveillance de certains dirigeants actuels qui se comportent comme le despotique César.

    Je te souhaite une bonne journée, et une belle fin de semaine.

    Ben

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