Culture Santé / Huile essentielle de Ravintsara

Elle est considérée comme la star des huiles essentielles anti-virales. Certains l’appellent l’extra anti-virale. En ce moment, elle est particulièrement prisée pour vous protéger et vous stimuler. Explications :

Le nom « ravintsara » vient du malgache « ravina » = feuille et « tsara » = bonne. Ceci reflète bien l’image de la plante dans cette culture, dont l’usage traditionnel est très ancien. Il faut bien distinguer l’huile essentielle de ravintsara de celle de ravensare qui provient du Ravensara aromatica. Leurs noms sont proches mais elles n’ont pas les mêmes vertus.

Le camphrier, Cinnamomum camphora, est un arbre originaire d’Asie (Chine, Japon, Taïwan), appartenant à la famille des lauracées, comme le laurier-sauce utilisé en cuisine par exemple. Les camphriers acclimatés sur l’île de Madagascar et considérés comme « arbre-médecine » sont utilisés pour obtenir l’huile essentielle de ravintsara. Celle-ci est extraite des feuilles de l’arbre. La récolte a lieu de décembre à février, au cours de la saison sèche. Pas moins de 125 kg de feuilles sont nécessaires pour obtenir 1 litre d’huile essentielle.

Le ravintsara le plus utilisé est cinamomum camphora, une huile essentielle riche en cinéole. Très polyvalente, les malgaches l’appelle la plante à tout faire

– Anti-virale et anti-microbienne, anti-bactérienne et anti-mycosique

– Stimulante immunitaire et tonifiante

– Anti-catarrhale, expectorante bénéfique pour toute la sphère respiratoire. 

– Décontractante musculaire

– Neurotonique et anti-déprime

Précautions et utilisation

L’huile essentielle de ravintsara est douce et bien tolérée par la peau. Contre-indiquée pour les femmes enceintes et chez les enfants de moins de 3 ans. A partir de cet âge, elle peut être utilisée, sauf si l’enfant présente une sensibilité aux huiles essentielles riches en eucalyptol

Pour stimuler les défenses immunitaires, appliquez, deux fois par semaine, 4 gouttes d’huile essentielle de ravintsara matin et soir sur le thorax ou l’intérieur des poignets, de l’automne à la fin de l’hiver. En période d’épidémie, cela peut s’appliquer quotidiennement.

En cas d’attaque virale de grippe ou de rhume, prenez 2 gouttes sur un sucre ou dans une cuillerée de miel, 4 fois par jour pendant 4 ou 5 jours.

Il faut être très prudent lorsqu’on utilise une huile essentielle car certaines sont très puissantes et peuvent faire des dégâts. Les huiles essentielles de menthe ou de girofle, par exemple, sont des huiles très fortes qui peuvent être irritantes en cas d’application cutanée.

En l’occurrence, le Ravintsara est une huile essentielle qui présente peu de contre-indications. Elle peut même être utilisée pure chez l’adulte directement sur la peau, ce qui est assez rare !

Peut-on l’avaler ou en boire ?

D’un point de vue général, si vous souhaitez avaler (une goute sur un sucre) ou boire (diluée dans une tisane) une huile essentielle, quelle qu’elle soit, attention à bien consulter un aromathérapeuthe car c’est le mode d’administration le plus risqué. Pour la plupart des huiles essentielles, c’est une utilisation dangereuse et proscrite.

Le camphrier, Cinnamomum camphora

En Asie, notamment au Japon, le camphrier est vénéré : il est l’emblème de la ville d’Hiroshima car il fut le premier à reverdir après le bombardement atomique du 6 août 1945. Et en Chine, il incarne l’arbre de vie, du fait des baies qui permettraient d’atteindre l’immortalité lorsqu’on les consomme.

Le camphrier vit habituellement dans les forêts du Sud-Est et de l’Est de l’Asie tropicale et requiert une température d’au moins 5°C ! Avec son port dressé puis étalé avec les années, l’arbre peut malgré tout être cultivé en serre pour son feuillage décoratif et aromatique. Toutefois, sur la Côte d’Azur, il peut supporter les petites gelées.

Les feuilles persistantes et coriaces sont ovales, lustrées et étroites ne dépassant pas 10 cm de long, et les nervures sont bien marquées, passant du rouge-verdâtre au vert vif. Le dessous des feuilles est d’un vert glauque. En froissant les feuilles, une odeur de camphre se dégage puisque l’arbre permet de produire l’huile essentielle de ravintsara, à partir du Cinnamomum camphora qui s’est développé à Madagascar.

Des petites fleurs en coupe de couleur jaunâtre forment des bouquets de 6-7 cm de diamètre, entre mars et juin. Puis des baies noires de moins d’1 cm de diamètre apparaissent.

On extrait de l’arbre l’huile essentielle de ravintsara qui contient du safrol (toxique) mais elle n’est utilisée qu’en usage externe pour ses propriétés antivirales, antiseptiques, antispasmodiques, stimulantes, antirhumatismales, analgésiques, contre l’asthme et les faiblesses cardiaques.

Source : https://jardinage.lemonde.fr/dossier-835-camphrier-cinnamomum-camphora-huile-essentielle-ravintsara.html

L’histoire du Camphrier et du Ravintsara

La première apparition moderne d’une espèce végétale proche de l’huile essentielle de Ravintsara que l’on connaît aujourd’hui serait celle du Camphrier de Chine découverte par Marco Polo lors de ses voyages commerciaux autour du globe. Cette plante était utilisée depuis des siècles par les chinois qui en faisaient déjà un usage médical (selon leur médecine traditionnelle) sous forme de baumes et de lotions entre autres. Fasciné par l’efficacité des vertus thérapeutiques de cette plante, il décide d’en ramener à sa famille en Europe.

Entre le XVIe et le XVIIe siècle, le Camphrier de Chine (ou une variété identique du Japon ou de Taiwan selon les sources) aurait été importé d’Asie jusqu’à Madagascar où poussait une espèce voisine : le Ravensara aromatica. “L’île au parfum” était un terreau idéal pour héberger ce nouveau venu car elle propose une immense diversité de végétation et près de 6000 plantes y sont étudiées. Une fois implanté sur les Hautes Terres, il s’acclimate plutôt bien, sa composition biochimique mute (il se débarrasse notamment du camphre) et donne naissance à une nouvelle plante : Le “Ravintsara” qui signifie littéralement “Bonne feuille” (de ravin = feuille et tsara = bonne).

Il faudra attendre l’ouvrage “Histoire de la grande isle Madagascar” en 1658 pour retrouver un signe de notre plante vertueuse. Le commandant français Etienne de Flancourt (alors “gouverneur résident” de Madagascar) la mentionne après en avoir observé un usage massif par la population locale pour se soigner. À l’époque, il la décrit comme étant une plante aux propriétés miraculeuses capables de guérir toutes sortes de maladies et d’infections.

L’huile essentielle de Ravintsara ne sera extraite pour la première fois qu’un siècle plus tard, en 1775, par le pharmacien et chimiste Antoine Baumé. Mais il faudra attendre encore quelques années pour que le botaniste Pierre Boiteau, au début du siècle dernier, étudie et observe les effets thérapeutiques du Ravintsara qu’on lui connaît aujourd’hui, selon des procédés scientifiques.

Mais on a failli ne jamais connaître ses bienfaits ! Lorsque le Ravintsara a commencé à être commercialisé, il n’y avait aucune réglementation pour encadrer la cueillette des feuilles. Les producteurs se servaient simplement là où il y en avait. Dans les parcs, sur les places de villages, en pleine rue et même dans les cours d’écoles ! Cette surexploitation a également entraîné des comportements déviants qui ont mis à mal la nature, conduisant irrémédiablement la production elle-même à sa perte. Certains individus peu scrupuleux et peut-être aussi non-formés pratiquaient des coupes sauvages qui ont conduit à la disparition de nombreux arbres. Heureusement, une prise de conscience globale a sauvé le Ravintsara au milieu du XXe et, depuis, sa production se fait dans le cadre d’exploitations agricoles sous forme de plantations. On a évité le désastre écologique !

1 commentaire

  1. Je l’utilise depuis l’histoire… sur les poignets, pour nettoyer mes mains et dans mon foulard mis sur ma bouche et mon nez avant de sortir. Et de temps en temps une goutte avalée direct ou dans du miel…

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