Le Niksen / L’art de glander

Pigraï vous conseille de glander (c’est sa spécialité 😉 ou de niksener. Ça fera du bien à vos neurones en surchauffe et peut vous éviter le burn out si vous ne pratiquez pas la méditation ou la pleine conscience.

En néerlandais, « niks » signifie « rien ». Le niksen veut donc littéralement dire « ne rien faire ». Un art de l’oisiveté en quelque sorte.  

Les plus jeunes le traduiront sûrement par l’anglicisme « chiller », « glander », ou encore « être calé ». D’autres y verront une variante du farniente. 

Facile, pensez-vous ? Pratiquer le niksen est en réalité bien plus simple à dire qu’à faire car dans les moments de paresse, la culpabilité n’est jamais bien loin, et elle n’a pas sa place dans le niksen.  

Cette tendance venue des Pays-Bas s’inscrit dans les courants mettant l’accent sur le bien-être, qui ont marqué ces dernières années. D’abord, il y a eu le « hygge », venu du Danemark, et qui prônait l’art du cocooning à la maison dans une atmosphère chaleureuse et réconfortante, puis le « lagom » suédois, incitant à adopter un mode de vie équilibré, une modération dans sa consommation.

Avec le Niksen, il s’agit d’apprendre à poser son téléphone ou son livre et s’accorder un temps d’oisiveté. Mais attention, interdiction de culpabiliser ! Le Niksen doit être assumé, sans quoi son effet anti-stress serait complètement anéanti. L’idée et de s’asseoir, de regarder par la fenêtre, de se balader ou d’écouter de la musique sans rien faire. Le tout est de s’assurer de n’avoir aucun but, aucun objectif caché et de laisser pleinement ses pensées divaguer.

Mais justement, quel intérêt ? Les Néerlandais sont adeptes du niksen, comme l’explique Ionela Barbuta dans Dutch Review : « En pratiquant le nisken, ils parviennent à un état de calme et de tranquillité très appréciable. » Si la méditation n’est pas pour vous, le niksen va sûrement vous plaire. Exit concentration et réflexion, bonjour le laisser-aller mental.Comment bien « niksener » ? Un minium de productivité, ne penser à rien, et ne surtout pas se rendre utile.

Un petit moment de paix et de relaxation de quelques minutes à s’octroyer quotidiennement. On aimerait bien vous dire « à pratiquer sans modération » .

En gros, s’autoriser à rester tranquillou assis·e et regarder par la fenêtre, c’est déjà « niksener ». Contempler et jouir de cette parenthèse de vide absolu. L’antidote parfait à cette maudite charge mentale, en somme. Là où la méditation de la pleine conscience préconise de se concentrer sur l’instant présent (ce qui demande une certaine discipline et pas mal d’énergie), le niksen s’embrasse au contraire en mode freestyle. On débranche ses neurones et on laisse son esprit vagabonder, sans but précis. Et surtout pas celui d’être productif·ve. On se love délicieusement dans ce grand rien, le cerveau en aquaplanning. Et on laisse le temps glisser sur nous, sans essayer de le rendre « utile » ou constructif.

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