Culture de soi / L’enfant intérieur, élan vital

il est possible de confier son enfant intérieur à l’adulte intérieur, pourvu que celui-ci le protège, l’aime et lui donne la permission de vivre tel qu’il est. Prendre soin de son enfant intérieur, c’est tout simplement l’aimer. Bref, nous devenons ainsi notre propre parent intérieur.

C’est le psychologue Carl Gustav Jung qui remit au grand jour la notion du « puer aeternus », le nom latin donné à l’archétype de l’enfant intérieur.

Pour Jung, l’énergie archétypale de l’enfant intérieur génère une démarche où la personne tend à être de plus en plus en accord avec elle-même. Ceci implique une intégration des différents éléments qui composent l’ensemble de sa propre personnalité. L’archétype de l’enfant unifie les éléments conscients et inconscients de la personne.

Bien que l’on doive à Jung la notion d’enfant intérieur, c’est à partir des années 60 dans les écrits de psychothérapeutes fameux comme Winnicott, Alice Miller, Charles Whitfield, qu’elle fait fortune. Ce qui est à noter, c’est que la notion d’enfant intérieur est utilisée dans de nombreux ouvrages psychologiques destinés à un large public comme les ouvrages de John Bradshaw, Hal et Sidra Stone, Eric Berne avec l’analyse transactionnelle, comme ceux faisant référence à la PNL, ou à l’hypnose, et plus généralement dans tous les groupes de self-help.    Se relier à son enfant intérieur est une façon de se guérir soi-même en devenant son propre psychothérapeute. Or, dans la culture contemporaine, se prendre en charge soi-même est une valeur forte. De plus, et c’est peut-être cela qui est le plus important, il semble que la grosse majorité des adultes soit concernée.

L’enfant blessé 

En effet, qui n’a jamais réagi de façon démesurée à l’un ou l’autre petit évènement ? Qui n’a jamais réagi de façon disproportionnée à l’une ou l’autre parole ? Ce sont parfois des pleurs, parfois des rages, parfois des cris. Et ces pleurs, ces rages, ces cris, sont le fait non d’un adulte équilibré et fort qui, par ailleurs, peut mener une vie active et responsable, mais de l’enfant blessé qui continue à vivre intérieurement en lui. Cet enfant blessé n’a pas eu l’attention dont il avait besoin et devenu adulte, il continue à réclamer cette attention. Le problème est que ses demandes sont impérieuses et demandent satisfaction immédiate. D’où cris et grincements de dents. Sanglots et pleurs. Ou alors abattement, retrait, coupure avec autrui. Tous les cas de figures sont possibles.

Notre personnalité est composée de multiples facettes. Il se peut même que nous ressentions la présence en nous de plusieurs personnages et points de vue. D’un instant à l’autre, les points de vues peuvent changer, ou pire, s’exprimer simultanément.

On est tiraillé entre plusieurs voix. La voix de la raison, la voix du coeur, la voix de l’intuition, celle du devoir. Et ainsi de suite. D’où l’utilité de se référer à la notion d’enfant intérieur.
En effet, lorsque la rage, la honte, la culpabilité et autres émotions du même acabit prennent la direction de la situation, la personne peut identifier que c’est l’enfant blessé et vulnérable qui est en train de pleurer, de crier, de tempêter. Il importe alors, l’ayant identifié, de s’en occuper. S’en occuper, c’est d’abord renouer avec lui. Un autre concept intéressant entre alors en ligne de compte, c’est la notion d’adulte intérieur.
S’il y a un enfant blessé en chacun de nous, il y a aussi un adulte qui, tout au long de la vie, tire des leçons de l’expérience qu’il fait, réussit à accomplir certaines choses avec succès, trouve les ressources pour faire face aux situations qui le mettent en péril. Bref, il y a un adulte intérieur qui est doté d’une force que l’enfant blessé n’a pas. Et cette force est une ressource… à partir du moment où c’est une force aimante.
Autrement dit, il est possible de confier son enfant intérieur à l’adulte intérieur, pourvu que celui-ci le protège, l’aime et lui donne la permission de vivre tel qu’il est. Prendre soin de son enfant intérieur, c’est tout simplement l’aimer. Bref, nous devenons ainsi notre propre parent intérieur.


L’enfant intérieur, un élan vital

Ceci dit, le concept d’enfant intérieur doit vraiment être bien intégré avant d’y avoir recours méthodologiquement. L’enfant intérieur, ce n’est évidemment pas que la partie blessée en nous.
Il y a aussi un élan créatif et joyeux vers la vie en chacun de nous. L’enfant intérieur, il s’émerveille, il éprouve la faculté de s’étonner, de jouer dans l’instant présent, de se faire plaisir, de ressentir toutes les émotions. Et il est habité par un élan vital. Cet élan vital, c’est le besoin de se développer, de croître, de s’exprimer.
Chacun a un élan vital, mais il s’exprime chaque fois à travers un corps et une nature singulière.

Le Farceur 

Autre figure de l’enfant intérieur : le «farceur», que l’on traduit par «trickster», notion mise en évidence par l’anthropologue Paul Radin, dans son travail avec Jung. Le farceur, c’est l’enfant dionysiaque, qui remet en cause les structures anciennes et s’en moque, qui les détruit et les renouvelle, dans une dérision et une autodérision relativement déstabilisante. Ce mythe du Farceur divin se retrouve évidemment dans toutes les cultures. Il s’agit d’un enfant intérieur indiscipliné, frondeur et moqueur, doué d’une énergie débordante.

Un mélange 

Lorsque l’enfant intérieur s’exprime en nous et dans nos vies, il se peut que les différentes facettes de l’enfant blessé, l’enfant créatif et le farceur dionysiaque se mélangent de façon inégales, selon qui l’on est, ce que l’on a vécu et ce que l’on vit.
Par ailleurs, qui dit croissance ne dit pas perfection. Certaines personnes pensent qu’en contactant leur enfant intérieur, et en le laissant s’exprimer, elles vont devenir peu à peu fluides et créatives, ceci sans ombre. Elles aspirent à un enfant intérieur idéalisé… un enfant intérieur lumineux. Elles aspirent à une lumière sans ombre.
Mais voilà, dans la réalité terrestre, il n’existe pas de lumière sans ombre. Il n’y a donc pas d’enfant intérieur «parfait» ayant des qualités de fluidité, de créativité, auxquelles ces personnes pourraient avoir recours de façon omniprésente et omnipuissante, ceci, pensent-elles, après avoir guéri l’enfant blessé. La perfection n’est pas la plénitude.
Et peut-être est-il bon de prendre conscience qu’un processus de développement est loin d’être linéaire. Tout ne va pas se dérouler sagement, étape après étape, tel qu’on le souhaiterait. Non, tout est bien plus mélangé que cela, même s’il arrive que certains caps soient franchis et que la route apparaisse limpide pour quelques temps.

Une explosion de créativité personnelle 

Des artistes comme Victor Hugo, Franz Kafka, Proust, Beethoven, Mozart, ou plus près de nous Pablo Picasso, Henri Michaux, Marguerite Duras, Stanley Kubrick, et bien d’autres artistes anonymes, sont des personnes complexes, paradoxales et bien souvent tourmentées.
Et pourtant, tout leur art manifeste une connexion puissante avec l’enfant intérieur. Car l’enfant intérieur nous fait essentiellement ressentir le désir puissant de nous réaliser nous-mêmes, en dépit des blessures. Ou peut-être même grâce aux blessures, celles-ci étant tellement profondes qu’il semble alors que la vie ne puisse se manifester que dans une explosion de créativité personnelle.
Un artiste, qu’il soit reconnu ou non, a besoin de créer, étant ouvert à l’énergie vitale de l’enfant intérieur. Les blessures de l’enfance peuvent même devenir inspirantes. La différence avec les personnes ordinaires, c’est qu’un artiste ne s’arrête pas à la dimension historique de sa souffrance d’enfant. Il ne reste pas rivé en elle. Il va au-delà, ce qui, notons-le, ne signifie pas qu’il ne la ressent pas. Il alchimise sa souffrance d’enfant par l’art.

Lorsque vous étiez enfant

Qu’aimiez-vous faire ? Quel était le métier que vous vouliez faire ? Quelles étaient vos facilités ? A quoi ou de quoi rêviez-vous ? Prenez un instant pour répondre à ces questions pour vous souvenir :

  •  » Tiens, lorsque j’étais enfant, de quoi je rêvais, quel métier aurais-je voulu faire ? « 
    Je sais que très souvent lorsque nous sommes enfant, nous avons envie d’être docteur, vétérinaire, pompier, policier, gendarme. On a tous envie de faire un métier de  » Sauveur  » de  » Protecteur « .
  • Réfléchissez à ce que vous aimiez lorsque vous étiez enfant, vous aviez des jeux, par exemple :
    Est-ce que vous aimiez faire comme si vous étiez à l’école, vous étiez l’instituteur ou l’institutrice où vous faisiez la dictée à vos ami(es) ou à vos frères et sœurs et chaque semaine vous échangiez les rôles. ?
    Vous aimiez inventer des voyages ? Des aventures ? Qu’aimiez-vous faire lorsque vous étiez enfant ?

En y réfléchissant, en vous replongeant dans vos souvenirs, vous vous direz :  » Mais oui bien sûr, j’ai toujours rêvé de faire ça « . Parfois pendant l’enfance, on oublie, le temps passe, les expériences arrivent, nous expérimentons certaines choses qui nous font oublier nos rêves. Nous grandissons et parfois ce sont les rêves de nos parents qui nous sont imposés ou ceux de la société mais nos véritables rêves sont enfouis quelque part en nous.

Que rêviez –vous de faire lorsque vous étiez un petit garçon ou une petite fille ?

Quelles étaient vos facilités à l’école ? En primaire par exemple ? Aviez-vous des facilités en français ? En mathématique ? En science ? En histoire ? En géographie ? En sport ?

Quelles étaient vos matières préférées à l’école ?

Toutes ces questions vous apporteront des réponses qui vous mettront sur la voie de votre mission principale.

Qu’aimerais-tu être ?

Peut-être que les réponses seraient différentes, elles seraient plus dans l’être que dans le faire. Est-ce que tu as l’âme d’un médiateur ? Est-ce que tu aimes partager ? Echanger ? Est-ce que tu as l’âme d’un orateur ? Peux-tu faire des discours pendant des heures et capter l’attention ? Ou es-tu quelqu’un de manuel ? Tu peux être décorateur, peintre ou artisan ? Qu’aimiez-vous lorsque vous étiez adolescent ?

Prenez donc le temps de réfléchir à ce que vous aimiez vraiment, à ce que vous faisiez avec facilité, ne serait-ce que dans les matières enseignées à l’école, quelles sont vos facilités dans votre vie actuelle ? C’est là que se situe votre mission principale.

Ce sont vos facilités dans un ou des domaines qui vous conduiront à votre mission principale, ce pourquoi vous êtes ici sur Terre. Il ne faut rien chercher d’extraordinaire, bien souvent j’ai lu que les personnes intéressées par leur mission de vie, cherchaient absolument à être des guérisseurs, des médiums, des magnétiseurs, des thérapeutes énergétiques et ressentaient de la frustration parce que leur conception de mission de vie a un sens déformé qui est très souvent relié au monde spirituel.

Savez-vous pourquoi les « métiers » cités ci-dessus et qui sont beaucoup plus nombreux émergent dans notre monde ? C’est avant tout pour que nous apprenons à nous guérir nous-même avant de guérir les autres et également pour transmettre notre savoir et aussi parce que les énergies actuelles nous dévoilent au fur et à mesure du temps, nos réelles capacités, notre être véritable.

Nous ne pouvons donc pas tous être des guérisseurs, des médiums, des magnétiseurs, des thérapeutes énergétiques pour le moment, nous avons aussi besoin de tous les métiers actuels comme : les policiers, les juges, les avocats, les médecins, les spécialistes en médecine, les bouchers, les boulangers, les coiffeurs etc. parce que cela fait partie des anciennes énergies encore en activité.

Chacun a le métier qui donnera à l’humanité l’évolution dont elle a besoin à partir du moment où cela vient de votre cœur, de votre âme, que vous le ressentez intérieurement, que ça vibre en vous, qu’il n’existe aucun doute sur ce que vous apportez au monde.

Un professeur de collège ou de lycée par exemple est dans sa mission de vie, il enseigne, il transmet, il partage. Tous les métiers que nous choisissons sont notre mission de vie.
La seule différence quand nous choisissons un métier que nous ressentons vibrer en nous est que nous n’avons pas l’impression de travailler, nous sommes animés par quelque chose d’indéfinissable.

Citation :  » Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie  » Confucius. Ce proverbe de Confucius, signifie que le travail que l’on aime est plus une passion qu’un travail.

Découvrir vos missions secondaires

Les missions secondaires c’est : Sur quoi est portée votre attention en ce moment ? Devez-vous faire face à un défi ? Ou sortir de votre zone de confort ? Apprendre de nouvelles connaissances, avoir de nouvelles aptitudes dans un domaine ? Changer vos habitudes ? Vous débarrasser d’une dépendance ? Apprendre à gérer vos émotions, votre temps ou transformer vos habitudes de vie ou votre façon d’être et de penser ? Vous ouvrir aux champs des possible ?

Nous avons beaucoup à apprendre de chaque expérience, soit nous apprenons la leçon du premier coup, ce qui est plutôt rare, soit cette leçon revient jusqu’à ce que nous l’intégrions. Vous remarquerez que dans votre vie, une expérience tant qu’elle n’est pas comprise, elle revient sans cesse et c’est pour cela que parfois, nous nous disons :

  • Pourquoi je vis toujours la même chose ?
  • Pourquoi j’ai toujours les mêmes expériences ?
  • Pourquoi je rencontre toujours le même type de personne ?
  • Pourquoi ça m’arrive toujours à moi ?

Parce que la leçon n’est toujours pas apprise, elle n’est toujours pas intégrée. Que vivez-vous actuellement ? Dans votre présent, dans vos journées, Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit sans arrêt ? Toutes ces expériences que nous avons tout au long de notre vie sont des missions secondaires. Ce sont des missions d’évolutions.

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