Cannes 2019 / Prix Spécial / It must be Heaven / Elia Suleiman

Elia Suleiman associe l’humour, le burlesque et la poésie. Ce film par sa proposition a créé la surprise à Cannes .

France – Quatar – Allemagne – Canada – Turquie Ð 1h40 – RŽalisateur: Elia Suleiman –

ES fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie. Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir « chez soi » ?

Biographie d’Elia Suleiman

Elia Suleiman quitte le pays de son enfance à l’âge de 22 ans et s’installe à New York où il se consacre au cinéma. Très tôt, il s’attache à illustrer la cause palestinienne. L’un de ses premiers courts métrages, ‘Introduction à la fin d’un argument’, est déjà une réaction à la représentation courante des Palestiniens à la télévision et au cinéma. En 1996, il achève ‘Chronique d’une disparition’, son premier long métrage, qui traite de l’identité palestinienne sous forme de journal intime. Il obtient le prix du Meilleur film à la Mostra de Venise. En 2002, ‘Intervention divine’ est le premier film palestinien à être sélectionné en compétition officielle à Cannes, où il est salué par la critique et remporte le prix du Jury ; il témoigne de la volonté du réalisateur de raconter sans dénoncer, en utilisant des moyens parfois inattendus comme le burlesque. Au fur et à mesure des films, son originalité s’affirme. Il explore les possibilités de déplacement et les jeux de cadrages de façon purement technique, avant de les mettre au service de l’intuition et du message. Elia Suleiman raconte l’absence de racines, les troubles d’identité, invoquant directement la situation politique de son pays et l’intensité du conflit israélo-palestinien, sans pour autant négliger la dimension poétique qu’il associe au cinéma. Un mélange subtil entre tragique et magique, reposant sur l’influence de ses origines palestiniennes, voilà ce qui pourrait qualifier le travail d’Elia Suleiman. 
En 2006, Suleiman est l’un des neuf membres du jury du Festival de Cannes présidé par le réalisateur chinois Wong Kar-wai.ite de la capitale cubaine. En 2009 sort ‘Le temps qu’il reste’, lui aussi sélectionné à Cannes. En 2012 il est de nouveau présent au Festival mais dans la catégorie Un certain regard, aux côtés de Gaspard Noé, Bénicio Del Toro ou encore Julio Medem pour un film collectif dans la lignée de « Paris, je t’aime » et « New York, I love you », « 7 dias en La Habana » réunit 7 cinéastes pour une vue composite de la capitale cubaine.

Le temps qu’il reste / Time that remains

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